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mardi 02 mars 2010

Sur Xynthia et la gestion du risque.

Brouage, pour ceux qui ne connaissent pas, est un ancien port de guerre, construit à la demande du Cardinal de Richelieu qui voulait en faire une pièce importante de son dispositif stratégique pour conquérir La Rochelle, « la huguenote ».
Aujourd’hui, si vous vous rendez à Brouage, au nord de Marennes, vous serez surpris de constater qu’avec la baisse du niveau de la mer, cet ancien port fortifié est à environ deux kilomètres à l’intérieur des terres. Aujourd’hui, car le 1er mars, dimanche, au plus fort de la tempête qui a ravagé la région, Brouage devait avoir recouvré sa vocation de port maritime. Je ne peux que l’imaginer car je n’ai trouvé aucune information particulière dans la presse ou sur le net.
Si mes pensées sont allées immédiatement vers cette magnifique citadelle située assez loin du littoral, c’est parce que sa situation illustre le caractère évolutif des marais, des dépôts sableux, de l’océan poussé par des vents violents, un jour de forte marée.
Météo-France avait, en temps voulu, indiqué que la tempête serait violente et placé les quatre départements en vigilance rouge, ce qui est très rare. Celle de 1999, qui avait fait des dégâts considérables, devait normalement être dans toutes les mémoires et notamment dans celle des élus et des fonctionnaires concernés. Or, les décisions qui, à l’évidence, compte tenu de la coïncidence entre la force du vent et le coefficient de la marée, auraient dû être prises ne l’ont pas été.
Pourquoi les préfets, le haut fonctionnaire de la zone de défense, qui disposent de plans pour ce cas de figure, n’ont rien fait et sont restés dans leurs lits comme les habitants pris, à 5 heures du matin, au piège de la mer qui monte, qui monte de plus de deux mètres à certains endroits qui sont au niveau de la mer et ne sont pas protégés?
Prendre les décisions qui s’imposent, c’est difficile, car il s’agit d’organiser l’évacuation de populations qui n’en voient pas la nécessité et, dans de nombreux cas, refusent purement et simplement de s’exécuter.
En Louisiane, cette absence de décision avait causé la mort de très nombreuses personnes. Au Pays-Bas, comme son nom l’indique, les protections et les plans d’urgence sont parfaitement prévus et ne posent, jusqu’ici, aucun problème. Dans le même temps, au Japon, les autorités japonaises, qui craignaient un tsunami, n’ont pas hésité à évacuer près de 320 000 personnes dans les régions les plus menacées. Le risque, heureusement, ne s’est pas réalisé. Les autorités ont alors présenté leurs excuses pour cet excès de précaution. Ce pays a la mémoire de ses catastrophes naturelles et une organisation de protection civile adaptée et rigoureusement appliquée.
En France, l’Etat, les élus locaux, les habitants, qui n’ignorent pas qu’ils habitent dans des zones à risque, vont, trop tard et inutilement, polémiquer et probablement ne rien faire jusqu’à la prochaine fois. Autoriser des constructions si des digues et protections n’ont pas été exécutées préalablement est une faute. Avoir connaissance d’un risque, comme le 1er mars, et ne rien faire est une faute administrative. Dépenser des milliards d’euros pour une pandémie grippale qui ne se développe pas et ne pas évacuer des populations quand le risque est connu, est incohérent.
Un grand préfet de la République m’avait dit en 1982 : « Vous verrez, les lois de décentralisation seront la plus importante révolution législative dans notre pays. » Avant cette date, les permis de construire étaient délivrés par le représentant de l’Etat dans chaque département. Depuis, ce sont les maires qui délivrent ces autorisations. On sait ce qu’il en est dans de nombreux cas !

dimanche 28 février 2010

Le sport et l’entreprise.

L’actualité offre chaque jour l'occasion de comparer les méthodes de gestion des ressources humaines dans les entreprises et dans le domaine du sport. J’ai déjà consacré un certain nombre de billets aux vertus du sport et à l’insuffisant benchmarking des entreprises dans ce domaine.
Un certain nombre d’entreprises, qui rencontrent de sérieuses difficultés dans la gestion du stress de leur personnel, du suivi individuel, de la motivation, de la reconnaissance des efforts, - je n’aurai pas la cruauté de citer ces entreprises, elles font l’actualité – seraient bien inspirées de regarder ce qui se fait dans le domaine du sport qui n’est d’ailleurs pas homogène.
Il existe de grandes différences entre la gestion et l’animation de l’équipe de France de hand-ball, de rugby, de judo, ou, ces jours-ci de biathlon aux JO de Vancouver et celles de l’équipe de France de football – ces dernières années – de l’équipe de ski alpin ou du patinage artistique. Ces différences sautent aux yeux.
Les éducateurs – les vrais – savent, car ils l’ont appris dès leur plus jeune âge, que face aux difficultés, il faut chercher à comprendre avant de juger, qu’il faut fabriquer de la confiance et de la motivation, inspirer le respect, offrir le droit à l’erreur, soutenir celui qui a une défaillance, valoriser le groupe, apprendre à ne rien lâcher, à ne pas se résigner et à partager les succès. Ces valeurs sont celles que partagent les équipes qui gagnent, pas seulement les équipes sportives que j’ai citées et que les téléspectateurs voient évoluer, il en est de même pour certaines entreprises gérées dans le même esprit.
Le sport peut-il être cette « grande métaphore managériale mobilisatrice », comme se le demandait récemment la revue "L’Expansion Management Review" dans un article rapporté par le journal "Le Monde" du 16 février dernier? J’ai déjà raconté dans quelles circonstances j’avais pu vérifier le bien fondé de cette méthode de management. Pour que le sport puisse constituer une référence pour l’entreprise, il faut que plusieurs conditions soient réunies : Tout d’abord, que le chef d’entreprise comprenne et croit aux valeurs mobilisatrices du sport. C’est un préalable indispensable, car peu nombreux sont les chefs d’entreprises qui, après de longues études qui poussent à l’individualisme et au chacun pour soi, aiment le sport.
Il faut ensuite que l’encadrement partage la même culture d’entreprise et le besoin de s’inspirer des concepts qui ont fait leurs preuves dans le domaine du sport. Il faut, enfin, que le personnel échappe à l’individualisme dominant, aux « coups tordus », au star système, à la triche et adhère avec enthousiasme à des objectifs collectifs et à la méthode pour les atteindre.
Les expériences, pourtant très réussies et saluées par la presse, que j’ai faites dans ce domaine, avec des éducateurs sportifs de très haut niveau, n’ont pas, ou peu, connu de suite. Je le regrette d’autant plus que les rares initiatives dont j’ai eu connaissance ressemblaient plus à des manifestations de relations publiques, à des spectacles, à des récompenses, qu’à des actions de sensibilisation et de formation.
Si les entreprises françaises, grandes et petites, veulent continuer à concourir dans la cour des grands et remporter des médailles aux JO de l’économie mondiale, une prise de conscience, pour ne pas dire un virage culturel, est urgent.

mardi 19 janvier 2010

Camus et son instituteur

Albert Camus était né le 7 novembre 1913 à Mondovi dans le département de Constantine ; il y aura bientôt cent ans. Sa mère était servante. Son père, tué dans la Marne, dix mois après sa naissance, était ouvrier agricole.
« Je n’ai pas appris la liberté dans Marx…, disait-il, je l’ai apprise dans la misère.
Un homme, Louis Germain, son instituteur, en décidant de le présenter à l’examen des bourses du secondaire, offre à Camus la chance de sortir de sa condition. La suite, on la connaît. Ce qui est moins connu, même s’il y est souvent fait allusion, c’est le magnifique échange de lettres entre Camus et son instituteur après le Nobel reçu en 1957.
Pour ceux et celles qui ne connaissent pas ces lettres et qui n’ont pas lu « Le premier homme » -édité par Gallimard en 1994, les voici.

19 novembre 1957

Cher Monsieur Germain,

J’ai laissé s’éteindre un peu le bruit qui m’a entouré tous ces jours-ci avant de venir vous parler de tout mon cœur. On vient de me faire un bien trop grand honneur, que je n’ai ni recherché, ni sollicité. Mais quand j’en ai appris la nouvelle, ma première pensée, après ma mère, a été pour vous. Sans vous, sans cette main affectueuse que vous avez tendue au petit enfant pauvre que j’étais, sans votre enseignement, et votre exemple, rien de tout cela ne serait arrivé. Je ne me fais pas un monde de cette sorte d’honneur. Mais celui-là est du moins une occasion pour vous dire ce que vous avez été, et êtes toujours pour moi, et pour vous assurer que vos efforts, votre travail et le cœur généreux que vous y mettiez sont toujours vivants chez un de vos petits écoliers qui, malgré l’âge, n’a pas cessé d’être votre reconnaissant élève. Je vous embrasse de toutes mes forces

Albert Camus

Alger, ce 30 avril 1959

Mon cher petit,

Adressé de ta main, j’ai bien reçu le livre Camus qu’a bien voulu me dédicacer son auteur Monsieur J.-Cl.Brisville.

Je ne sais t’exprimer la joie que tu m’as faite par ton geste gracieux ni la manière de te remercier. Si c’était possible, je serrerais bien fort le grand garçon que tu es devenu et qui resteras toujours pour moi « mon petit Camus ».

Je n’ai pas encore lu cet ouvrage, sinon les premières pages. Qui est Camus ? J’ai l’impression que ceux qui essayent de percer ta personnalité n’y arrivent pas tout à fait. Tu as toujours montré une pudeur instinctive à déceler ta nature, tes sentiments. Tu y arrives d’autant mieux que tu es simple, direct. Et bon par-dessus le marché ! Ces impressions, tu me les a données en classe. Le pédagogue qui veut faire consciencieusement son métier ne néglige aucune occasion de connaître ses élèves, ses enfants, et il s’en présente sans cesse. Une réponse, un geste, une attitude sont amplement révélateurs. Je crois donc bien connaître le gentil petit bonhomme que tu étais, et l’enfant, bien souvent, contient en germe l’homme qu’il deviendra. Ton plaisir d’être en classe éclatait de toutes parts. Ton visage manifestait l’optimisme. Et à t’étudier, je n’ai jamais soupçonné la vraie situation de ta famille. Je n’en ai eu qu’un aperçu au moment où ta maman est venue me voir au sujet de ton inscription sur la liste des candidats aux Bourses. D’ailleurs, cela se passait au moment où tu allais me quitter. Mais jusque là tu me paraissais dans la même situation que tes camarades. Tu avais toujours ce qu’il te fallait. Comme ton frère, tu étais gentiment habillé. Je crois que je ne puis faire un plus bel éloge de ta maman.

Pour en revenir au livre de monsieur Brisville, il porte une abondante iconographie. Et j’ai eu l’émotion très grande de connaître, par son image, ton pauvre Papa que j’ai toujours considéré comme « mon camarade ». Monsieur Brisville a bien voulu me citer : je vais l’en remercier.

J’ai lu la liste sans cesse grandissante des ouvrages qui te sont consacrés ou qui parlent de toi. Et c’est une satisfaction très grande pour moi de constater que ta célébrité (c’est l’exacte vérité) ne t’avait pas tourné la tête. Tu es resté Camus : bravo.

J’ai suivi avec intérêt les péripéties multiples de la pièce que tu as adaptée et aussi montée : Les Possédés. Je t’aime trop pour ne pas te souhaiter la plus grande réussite : celle que tu mérites. Malraux veut, aussi, te donner un théâtre. Je sais que c’est une passion chez toi. Mais…vas-tu arriver à mener à bien et de front toutes ces activités ? Je crains pour toi que tu n’abuses de tes forces. Et, permets à ton vieil ami de le remarquer, tu as une gentille épouse et deux enfants qui ont besoin de leur mari et papa. A ce sujet, je vais te raconter ce que nous disait parfois notre directeur d’Ecole normale. Il était très, très dur pour nous, ce qui nous empêchait de voir, de sentir, qu’il nous aimait réellement. « La nature tient un grand livre où elle inscrit minutieusement tous les excès que vous commettez. »J’avoue que ce sage avis m’a souventes fois retenu au moment où j’allais l’oublier. Alors dis, essaye de garder blanche la page qui t’est réservée sur le Grand Livre de la nature.

Andrée me rappelle que nous t’avons vu et entendu à une émission littéraire de la télévision, émission concernant Les Possédés. C’était émouvant de te voir répondre aux questions posées. Et, malgré moi, je faisais la malicieuse remarque que tu ne te doutais pas que, finalement, je te verrai et t’entendrai. Cela a compensé un peu ton absence d’Alger. Nous ne t’avons pas vu depuis pas mal de temps…

Avant de terminer, je veux te dire le mal que j’éprouve en tant qu’instituteur laïc, devant les projets menaçants ourdis contre notre école. Je crois, durant toute ma carrière, avoir respecté ce qu’il y a de plus sacré dans l’enfant : le droit de chercher sa vérité. Je vous ai tous aimé et crois avoir fait tout mon possible pour ne pas manifester mes idées et peser ainsi sur votre jeune intelligence. Lorsqu’il était question de Dieu (c’est dans le programme), je disais que certains y croyaient, d’autres non. Et que dans la plénitude de ses droits, chacun faisait ce qu’il voulait. De même, pour le chapitre des religions, je me bornais à indiquer celles qui existaient, auxquelles appartenaient ceux à qui cela plaisait. Pour être vrai, j’ajoutais qu’il y avait des personnes ne pratiquant aucune religion. Je sais bien que cela ne plait pas à ceux qui voudraient faire des instituteurs des commis voyageurs en religion et, pour être plus précis, en religion catholique. A l’Ecole normale d’Alger (installée alors au parc Galland), mon père, comme ses camarades, était obligé d’aller à la messe et de communier chaque dimanche. Un jour, excédé par cette contrainte, il a mis l’hostie « consacrée » dans un livre de messe qu’il a fermé ! Le directeur de l’Ecole a été informé de ce fait et n’a pas hésité à exclure mon père de l’école. Voilà ce que veulent les partisans de « l’Ecole libre » (libre…de penser comme eux). Avec la composition de la Chambre des députés actuelle, je crains que le mauvais coup n’aboutisse. Le Canard enchaîné a signalé que, dans un département, une centaine de classes de l’Ecole Laïque fonctionnent sous le crucifix accroché au mur. Je vois là un abominable attentat contre la conscience des enfants. Que sera-ce, peut-être, dans quelques temps ? Ces pensées m’attristent profondément.

Mon cher petit, j’arrive au bout de ma quatrième page : c’est abuser de ton temps et te prie de m’excuser. Ici, tout va bien. Christian, mon beau-fils, va commencer son 27ème mois demain !

Sache que, même lorsque je n’écris pas, je pense souvent à vous tous.

Madame Germain et moi vous embrassons tous quatre bien fort. Affectueusement à vous.

Germain Louis

Je me rappelle la visite que tu as faite, avec tes camarades communistes comme toi, dans notre classe. Tu étais visiblement heureux et fier du costume que tu portais et de la fête que tu célébrais. Sincèrement, j’ai été heureux de votre joie, estimant que si vous faisiez la communion, c’est que cela vous plaisait ? Alors…

samedi 09 janvier 2010

L'Union pour la Méditerranée est en panne.

Le Président de la République, dans le discours qu’il avait prononcé devant les ambassadeurs le 26 août 2009, avait été très clair. « Il n’y aura pas de paix entre Israël et les Palestiniens si la colonisation se poursuit », avait-il dit. « C’est une erreur de penser qu’on peut continuer un processus de colonisation et espérer la paix. » C’est pourtant ce qui s’est passé. Non seulement la colonisation n’a pas cessé mais elle s’est intensifiée. Dans ces conditions, on est d’ailleurs en droit de se demander si Israël veut vraiment la paix mais c’est une autre histoire.
Le Président de la République, qui s’est donné tant de mal le 14 juillet 2008 pour réunir tous les pays concernés par le projet d’Union pour la Méditerranée, ne peut que constater, une fois de plus, comme pour le Processus de Barcelone, que ce beau projet, vital des deux cotés de la Méditerranée, bute sur l’absence de solution au conflit israélo-palestinien. Dans le même discours, il s’était engagé à prendre des initiatives, à l’automne 2009, et à proposer à tous les pays membres de l’UPM de tenir un deuxième sommet qui aurait accompagné la reprise des négociations de paix. Il doit se rendre à l’évidence, aucun responsable arabe des Affaires étrangères ne veut s’asseoir à la même table que le ministre israélien Avigdor Lieberman. L’Union pour la Méditerranée est donc en panne.
L’Espagne, très concernée par la relance de ce projet, va tenter de remotiver ses partenaires européens pendant sa présidence de l’Union européenne, au premier semestre de 2010, mais la tâche sera ardue, pour ne pas dire impossible. Au Caire, il y a quelques jours, il n’y avait pas grand monde autour du ministre français Bernard Kouchner. L’Egypte boude depuis que son candidat à la direction générale de l’UNESCO n’a pas été choisi, l’Algérie depuis le début, fait plus que traîner les pieds, la Turquie aussi, à sa façon. Les Jordaniens et les Tunisiens, quant à eux, espèrent des postes de vice-président ou de secrétaire général. Bref, il ne reste que "la petite cuisine, dans la petite casserole" . Les grandes ambitions sont retombées ; on se contentera dans un proche avenir de quelques initiatives qui ne fâchent pas pour l’emploi, les femmes, l’énergie solaire, la dépollution de la Méditerranée.
Confronté à la dure réalité, le Président de la République ne peut que regretter les mots très durs qu’il avait eus pour ses prédécesseurs qui n’avaient pas été capables de faire avancer ce dossier. Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets !

dimanche 27 décembre 2009

Bonne année 2010

Je souhaite une très bonne et heureuse année à tous ceux - et toutes celles- nombreux, de plus en plus nombreux, qui me font l'honneur de visiter ce modeste blog.
Allons, cette année 2009 se termine moins mal qu'elle n'avait commencée. Le "génie" de la finance internationale, qui avait plongé le monde dans une crise qui prenait au fil des jours tous les signes d'une grande Dépression de triste mémoire, a été annihilé en partie par la compétence des banques centrales et la rapidité de la mise en oeuvre des plans de relance.
Le G2 ( USA-Chine), comme on pouvait le pressentir et comme le sommet de Copenhague vient de le confirmer, dirige le monde, préoccupé essentiellement - j'allais écrire uniquement -par la défense de ses intérêts.
Il faut cependant être optimiste et avoir toujours confiance dans le génie de l'homme. Les lumières de la salle de conférence de Copenhague à peine éteintes, le journal "Le Monde", dans sa livraison du 26 décembre, révèle que deux chercheurs américains viennent de présenter un "arbre artificiel" capable de piéger le CO2. S'il s'avérait possible, dans un monde où l'électricité propre, d'origine nucléaire, serait abondante et bon marché, "de produire des carburants de synthèse à partir de l'hydrogène obtenu par électrolyse de l'eau et ainsi de réinjecter dans l'atmosphère du carbone qui en aurait préalablement été ôté", la science et le génie des hommes auraient, une fois de plus, répondu de manière optimiste à la question si souvent posée aux étudiants: "Science sans conscience....."
C'est le voeu que l'on peut formuler!!!