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lundi 25 août 2008

Eux aussi sont des "Experts". Ils ont droit à un petit morceau de la médaille d’or !

A la fin de la finale du tournoi olympique de hand-ball, dimanche matin, quand la joie a envahi le camp français, j’ai eu une pensée pour deux hommes que les commentateurs, trop jeunes, ont oublié d’associer à cet événement qui fait entrer cette équipe et cette discipline dans le Panthéon du sport français.
Le premier, c’est Nelson Paillou, malheureusement décédé le 17 novembre 1997 dans un accident de voiture sur une route de son cher Béarn. Ancien joueur de hand, il fut le premier président de la section hand du Bordeaux Etudiants Club de 1942 à 1964. Cette année là, il devint le président de la Fédération Française de Hand-Ball et lança une grande campagne pour développer ce sport qui était essentiellement scolaire et universitaire. Il fut nommé Chef de Mission de la délégation française au J.O de Montréal. En 1982, il quitta ses fonctions à la Fédération pour prendre la présidence du Comité national olympique et sportif français, le C.N.O.S.O.F, dont il était déjà le vice-président depuis 1971. En 1993, il renonça à se représenter pour un troisième mandat et laissa sa place à Henri Sérandour, l’actuel président du C.N.O.S.O.F.
Le second, qui a une immense affection pour Nelson Paillou dont il était un peu le fils, est mon ami d’enfance (nous étions ensemble en sixième au lycée d’Angoulême), Jean Férignac. Professeur d’éducation physique, ancien international universitaire de football, il vint rapidement au hand-ball qu’il ne quitta plus. Gardien de but et capitaine de l’équipe de France de 1958 à 1970, il a joué plus de 200 fois dans l’équipe nationale, fut élu meilleur joueur français en 1960 et 1964 et remporta quatre titres de champion de France. Après sa carrière de joueur, il devint entraineur, puis directeur technique national, après avoir été au Cabinet du Ministre de la Jeunesse et des Sports, Roger Bambuck. En 1982, quand l’équipe de France de football prépara la coupe du monde en Espagne à Font Romeu, Jean Férignac (sur la photo, chez moi, avec Michel Hidalgo) était le proviseur du lycée climatique où les joueurs étaient installés.
Ces deux hommes, qui ont tant fait pour le hand-ball français, sont aussi des "Experts". Ils ont droit à un petit bout de la médaille d’or.

La France est une grande nation, mais, pour le demeurer, il faut qu’elle s’en souvienne. » (Cardinal Mercier)

Ceux qui ont assisté à la cérémonie d’hommage national rendu aux soldats morts en Afghanistan n’ont plus de doute sur la capacité du Président de la République à assumer sa fonction. Cet hommage était à la hauteur de l’événement. Le Président avait la gravité, le masque, le comportement que les Français attendent de leur Chef d’Etat Ils seraient sans doute même prêts à accepter que la France remplace régulièrement la Principauté de Monaco dans les magazines, à condition que les options politiques et stratégiques de la France soient clairement exprimées.
Or, ce n’est pas le cas. Il ne suffit pas d’exprimer son émotion, de prononcer les mots qu’il faut, de s’interroger sur le déroulement de l’embuscade dans la vallée d’Uzbin, de se poser la question de savoir si les renforts ont tardé, si des tirs fratricides ont ajouté au drame, si les jeunes soldats étaient suffisamment entraînés et si leur équipement était bien adapté. Il ne suffit plus d’affirmer que la seule solution au problème que le terrorisme international pose à l’Occident est celle appliquée actuellement par l’OTAN au nom de la Communauté internationale.
Les Français qui ont répondu au sondage de l’Institut CSA publié par le journal Le Parisien, ont parfaitement compris la différence qui doit être faite entre l’engagement militaire de la France en Afghanistan, qu’il conteste pour 55% d’entre eux, et le fond du problème qui est de savoir si, avec ces moyens et cette stratégie, nous avons des chances de l’emporter sur les talibans. Depuis le 11 septembre, la majorité de nos concitoyens est consciente que le terrorisme qui se cache en Afghanistan constitue une menace pour notre indépendance, notre mode de vie, notre civilisation. Les Français en sont conscients mais ils veulent savoir si la Communauté internationale a des chances de vaincre, là où les Russes ont échoué, si les politiques font les bons choix, tant au plan stratégique que techniques et donc budgétaires.
Nous avons échoué en Algérie avec un million d’hommes sous les drapeaux. En Afghanistan, il n’y aurait que 70 000 hommes. Oui, je sais, rien n’est comparable. C’est ce qu’on disait déjà pour expliquer l’enlisement de la coalition en Irak qui, pourtant, n’avait pas d’autre explication que l’insuffisante présence au sol. Ce n’est donc pas le retrait des troupes d’Afghanistan que les Français, par l’intermédiaire de la Commission parlementaire qui se réunira à la fin du mois de septembre, doit demander au Président de la République, mais que celui-ci prenne une position claire, courageuse, indépendante, et qui sera soutenue par l’opinion publique, pour exiger que les moyens mis en œuvre en Afghanistan soient ceux qui réunissent toutes les chances de vaincre et ne consistent pas seulement à tuer de très nombreux civils avec des frappes aériennes, mais à trouver une solution politique.
C’est son devoir vis à vis des Français et des familles qui lui demandent des comptes. En possession du Livre Blanc sur la défense et la sécurité, il doit avoir les idées claires ; à lui de les exprimer et de montrer par là que la France n’est pas un pays comme les autres.
En écoutant le Président Sarkozy, lundi, je pensais à ce mot du Cardinal Mercier au Maréchal Foch : « La France est une grande nation, mais, pour le demeurer, il faut qu’elle s’en souvienne ».

vendredi 15 août 2008

Un homme en or.

Un homme semblait particulièrement heureux au moment où les deux frères GUENOT ont obtenu leurs médailles d’or et de bronze en lutte gréco-romaine aux Jeux de Pékin. Longtemps président de la Fédération française de lutte, Jean-Michel BRUN n’est pas seulement un ancien lutteur à la carrure impressionnante et à la moustache sévère, c’est aussi un homme de très grande qualité qui a lutté pour arriver à la position sociale qui est la sienne aujourd’hui. La dernière fois que j’ai dîné avec lui, il m’a raconté comment une jeune institutrice, par amour, lui avait inculqué le goût pour les études. Il n‘avait en poche qu’un modeste CAP mais elle avait détecté tout le potentiel qu’il avait en lui. Elle l’a poussé à reprendre les études et à gravir, avec persévérance et volonté, les difficiles années de droit à la fac. Il est docteur en droit, connu et reconnu, et, dans ses fonctions à la Fédération française de lutte, comme au Comité national olympique et sportif français (C.N.O.S.F), s’efforce de rendre au monde associatif tout ce que le sport lui a apporté.
Lui aussi, est un homme en or et un exemple pour les jeunes.

jeudi 07 août 2008

Jean-Marie BOCKEL a inauguré le buste de Pierre SCHWED à l’Ecole militaire le 10 juin 2008

Il y a deux ans, le 10 août 2006, disparaissait Pierre SCHWED, le président d’honneur-fondateur de l’Union –IHEDN pour la défense et la sécurité et le président d’honneur-fondateur d’EURODEFENSE. Son épouse, Edel, m’avait fait part, au printemps, de son intention de donner à ces associations, auxquelles son mari avait consacré une grande partie de sa vie, un très beau buste en bronze sculpté par madame A.M. MORETTI en 1995. Elle souhaitait que ce buste ait sa place à l’Ecole militaire et qu’ainsi, un hommage permanent puisse être rendu à son mari en mémoire de tous les services qu’il a rendus à l’Institut et à la défense de son pays.
J’ai réuni les anciens directeurs et présidents IHEDN, en présence du général de corps aérien Laurent LABAYE, qui dirige actuellement l’Institut des Hautes Etudes de Défense Nationale et, ensemble, nous sommes arrivés à la conclusion que la place de ce buste était dans le hall des salles de comités de l’Institut, 21 Place Joffre, à coté de la plaque qui porte les noms de tous les anciens directeurs.
J’ai suggéré que monsieur Jean-Marie BOCKEL, Secrétaire d’Etat à la Défense et aux Anciens Combattants, soit sollicité pour inaugurer la pose de ce buste. Le Ministre a immédiatement donné son accord. Il connaissait très bien Pierre SCHWED, leurs familles sont très liées ; personne ne pouvait mieux que lui évoquer sa mémoire.
Il faisait très chaud le 10 juin dernier, quand le Ministre, devant les très nombreux amis de Pierre SCHWED qui avaient pu être présents, a parlé du Président SCHWED, du résistant, de sa carrière d’officier de réserve, de son œuvre à l’IHEDN, du grand européen qu’il a été durant toute sa vie et de l’ami fidèle qui nous manque tant. Quittant rapidement ses notes, le Ministre a prononcé un hommage très personnel et très émouvant.
Autour d’Edel et de madame Yvette WEILL, la sœur de Pierre, on pouvait remarquer la présence du général d’armée, Maurice SCHMITT, ancien Chef d’Etat Major des Armées, venu spécialement de Marseille, du général d’armée aérienne, Jean RANNOU, Président d’EURODEFENSE France, d’Emile BLANC, ancien Président d’EURODEFENSE, ancien Délégué général à l’Armement, du général d’armée Bertrand de la PRESLE, de Philippe MASSONI, ancien Préfet de Police de Paris et son épouse, des Sénateurs Denis BADRE et Jacques GAUTIER, de l’ancien Délégué général à l’Armement, Yves SILLARD, du Président de l’Association nationale des Auditeurs, Jean-Raphaël NOTTON, du Président de l’UNION-IHEDN, René OCCHIMINUTI, des anciens directeurs de l’IHEDN, les généraux Claude POZZO DI BORGO, François BRESSON, Xavier de ZUCHOWICZ, le Vice-amiral d’escadre René HUGUES, les anciens présidents Jacques HOUYVET, Jean-Philippe BERNARD, du général de corps aérien, Laurent LABAYE, du Préfet Didier PETETIN, directeur-adjoint de l’IHEDN, de Claude DEHOUCK et Jean LEVIEUX, Vice-présidents de l’UNION, de Thierry DASSAULT et de nombreux auditeurs et membres d’EURODEFENSE.
Nous pensons souvent à toi, mon cher Pierre.

dimanche 03 août 2008

Plus vite, plus loin, plus haut,… toujours plus

Six jours avant les Jeux de Pékin

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